Neil Young and The Promise of the Real – The Monsanto years (2015)

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Toujours une grande joie quand un nouveau disque du Loner est annoncé. Même si j’avoue que les deux derniers albums parus en 2014 m’ont un peu laissé de marbre. L’album produit chez/avec Jack White dans une cabine téléphonique « The letter home » est juste inécoutable, Lo Fi a l’extrême. Et Storytone, à l’inverse a été enregistré avec pas moins de 93 musiciens. J’avoue ne pas avoir insisté plus que ça non plus avec ce dernier, peut-être il faudra que je réessaye. Mais les premières écoutes ne m’avaient pas excité plus que ça.  Ça sonnait « swing » mais je n’ai pas décelé beaucoup de chansons marquantes, mais bon encore une fois pas d’avis définitif.
N’oublions pas que PSYCHEDELIC PILL, sorti en2012, le dernier album de Crazy horse en date est, de mon avis de fan, peut-être un de ses meilleurs albums tout court.  Des chansons solides au service de la machine de guerre CRAZY HORSE, les solos qui n’en sont pas, la voix d’ange de Neil, tout était canon sur ce disque.

Donc tout ça pour dire que tous les espoirs sont permis, et que a chaque fois j’y crois.  Potentiellement ça peut être un grand disque.

Alors déjà, le concept, c’est d’avoir un nouveau groupe, l’album sort sous le nom « NEIL YOUNG and THE PROMISE oF THE REAL »,  ce qui consiste en un nouveau groupe de cinq bonhommes dont deux fistons de la légende country WILLIE NELSON à la guitare.  Bon ne nous le cachons , ça sonne Crazy horse. En gros, on est dans la même idée : guitares entrelacées, mur du son. Ça cogne comme on aime.

Après le discours, NEIL YOUNG est fâché contre la firme Monsanto, et c’est à mon avis le principal défaut de ce disque. Les textes sont affligeants de « baba coolisme », d’écologisme « primaire ». Déjà, je comprends toutes les paroles, ce qui n’est pas un signe d’une grande oeuvre littéraire vu mon niveau d’anglais.
Comme me disait un de mes amis, on dirait du Tryo.  C’est évidemment exagéré mais plus de nuance aurait été le bienvenu. Vient se poser tout le problème du rock « engagé », il s’était déjà planté avec LIVING WITH WAR, son brûlot « anti-bush »…

Alors attention c’est loin d’être le désastre ce disque, au contraire. Au niveau des musiques, ça envoie bien, on est en territoire connu, et l’essence de la musique de NEIL YOUNG est bien là.  Toujours ce rock psychédélique, un peu americana, un peu folk…  mais manque la magie des grands disques du Loner, c est un peu « un disque de plus », enfin je culpabilise toujours quand je dis ça de Neil Young mais ce disque ne me touche pas autant que l’ensemble de la presse qui a l’air unanime bizarrement cette fois-ci.

J’espère que ça sera le prétexte à une tournée européenne; cet été c’est aux US, il joue avec son nouveau groupe jusque fin juillet. À suivre…

Attention Neil YOUNG reste un des plus grands, et mon admiration pour lui est énorme… MAIS je n’arrive pas à m’enthousiasmer plus que ça pour ce nouveau LP.

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