Ultra Vomit Arras -le Pharos-vendredi 24 novembre 2017

 

Ultra Vomit c’est un peu les grands cousins qu’on a tous dans sa famille. Ceux qui habitent à l’autre bout de la France et que l’on recroise lors des grandes occasions. Le temps d’échanger sur le bon vieux temps, les histoires et blagues de  » grands  » autour d’une bière pendant que la tante Josiane nous dévisage avec sa coupe de champagne à la main. C’est donc à Arras, au Pharos que les retrouvailles se feront pour un concert qui sent bon la fête.

Après une bonne première partie assuré par les locaux de North Rain, le décor se met tout doucement en place. Un backdrop qui rappelle assurément le logo des Looney Tunes, et un écran central où seront affichés clips, illustrations, et autres vidéos propres à l’univers du groupe.

Les membres d’Ultra Vomit assureront eux même les balances, déguisés en roadies pour passer inaperçu… Sans succés ! Mesdames et messieurs, veuillez patienter, le groupe procède à l’accordage de ses instruments peut on lire sur l’écran géant sous une musique kitchissime à souhait, sous l’hilarité général.

Alors que le thème des Looney Tunes retentit, le temps de présenter les membres du groupe à la façon cartoon à l’écran, ceux ci débarquent sur scène sous le thème de Fort Boyard… Original !

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Le show commence officiellement (bien qu’il ait plus ou moins commencé depuis les balances) avec Darry Cowl Chamber, les premiers pogos, qui resteront tout de même discrets et gentillets ce soir, sont lancés. Sans goutte de sang dans la fosse comme l’annonce la chanson, on enchaîne dans le même registre avec Les bonnes manières, avec un rythme bien lourd qui nous rappellera les belles heures de Black Bomb A.

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Changement de thème on part dans le punk bien dynamique de Tagada Jones, où Foetus imitera à la perfection Niko.. On s’y croirait ! Et c’est là tout le charme, et tout le talent d’Ultra Vomit, reprendre chaque style de metal avec brio.

Sous les sourires générales le groupe n’hésitera pas à faire participer son public, que ce soit pour un numéro d’hypnose, où nous sentirons une force mystique nous faire sortir nos porte feuilles au stand de merch et d’oublier les grands noms du rock au profit d’Ultra Vomit. Ou encore nous séparer en deux pour un wall of death, ou plutôt wall of chiasse, lors du titre Pipi Vs Caca.

Les titres s’enchaînent, notamment, avec Calojira, subtil mélange de Calogera et de Gojira, ou encore Takoyaki hommage au metal japonnais de Maximum the Hormone et Baby Metal.

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Des surprises sont également au rendez vous avec Pierre Jacou, bassiste de Black Bomb A et régional de l’étape, qui participera au titre une souris verte replaçant le pauvre Matthieu qui se fera (gentiment) taquiné tout le long du set. Le groupe est également multitâche, changeant de configuration à l’envie. On sera surpris de voir Manard au chant pour Keken, et Flockos le remplacer à la batterie.

Le rappel se fera sur l’ultime hommage à Rammstein sur Kammthaar , à feu Lemmy Kilmister sur Quand j’étais petit, et enfin au hard rock en général sur Evier Metal.

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Des rires, des chants, des surprises, des références en veux-tu en voilà, Ultra Vomit nous a proposé un show à la hauteur de leur attente qui prouve qu’ils sont bien plus qu’un groupe parodique, mais un groupe offrant de nombreux hommages tout le long du concert, méritant leur succés, servis par un son d’une excellente qualité dans une salle du Pharos bien agencée au personnel extrêmement sympathique. On se voit à l’Olympia les copains !

texte et Photos:Benjamin WOZNIAK

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