Arno au théâtre Sébastopol à Lille le 27 février 2016

Putain Putain, c’était vachement bien…

Arno, c’est un peu un bon copain qu’on suit depuis des années. On l’aime, on va toujours le voir en concert quand il joue dans le coin. C’est toujours l’assurance d’une bonne soirée. On écoute (pas toujours suffisamment) ses disques, on s’amuse quand il est en interview. Son personnage de vieux rocker, son humour absurde (tellement belge), son parcours intègre, son blues rock teinté de new wave, tout ça fait que oui, Arno c’est notre copain.
L’assurance d’une rigueur dans son approche du « bazar » : c’est un peu son Schroumpf a lui le « bazar », quand il ne trouve pas un mot, ou cherche à développer une idée, il trouve un raccourci en nommant « le bazar ».

IMG_6187De son propre aveu, il écrit des chansons, enregistre des disques, juste pour avoir un prétexte de monter sur scène. Sauf que cette fois-ci , le dernier LP en date, HUMAN INCOGNITO, nous a marqué , et on y trouve le petit truc en plus (personnellement mon préféré depuis Charles Ernest). et c’est donc avec entrain que nous nous rendons pour l’étape lilloise de la tournée, au théâtre Sébastopol.
Placé plutôt au fond de l’orchestre, on n a pu malgré tout apprécier à sa juste valeur le show dans de bonnes conditions.

Arno accompagné du groupe de quatre musiciens (basse/batterie/guitare/clavier) arrive tout de noir vêtu. Et là on retrouve toute la débauche d’énergie qui caractérise ses shows, les rocks enlevés, jamais FM, jamais gras mais aussi les moments sensibles où il s’adosse sur sa chaise. Arno est un bluesman, a raison de 150 à 200 concerts par an depuis 35 ans, le bonhomme sait tenir la scène. Il est le plus fort dans la balance de micro d’une main à l’autre.

IMG_6176Pour une fois, la sono était suffisamment bonne pour que nous puissions comprendre ses interventions entre les morceaux (entre son bégaiement et son accent prononcé pas  toujours facile), il est systématiquement drôle.

Huit titres du dernier opus ont été joués : mention spéciale au sublime I’m Just an old motherfucker et à l’entêtant Dance Like a goose. Évidemment les classiques ont été joués : ELLE ADORE LE NOIR, JE VEUX NAGER, LOLA, OH LALA…

Le public est ravi l’ambiance excellente, bon enfant, rock. Ce mec mérite sa réputation de Tom Waits belge. 0n arrive tout doucement vers la fin du show avec un enchainement qui laisse KO : Les yeux de ma mère, Putain putain, Les filles du bord de mer (enfin le public se lève) et Bathroom singer.

Excellent concert : jubilatoire, émouvant, un des meilleurs que j’ai pu voir du monsieur. Même si petite frustration de vivre le concert assis. Mais bon je chipote, j’ai déjà ma place pour son prochain concert dans cette même salle le 9 novembre prochain.

Setlist
Ask me to dance / Que pasa (T.C. Matic cover) / Elle adore le noir (T.C. Matic cover) / Now she likes boys / Je veux nager / Une chanson absurde / Death of a Clown (The Kinks cover) / Petit esprit / No Job No Rock (Charles and the White Trash European Blues Connection song) / La vie est une partouze / Please exist / I’m just an old motherfucker / Oh la la la (T.C. Matic cover) / Je veux vivre / Sex, qu’est ce que c’est / Black Dog Day / Dance like a goose / Vive ma liberté / Meet the Freaks (Arno & The Subrovnicks song) // Les yeux de ma mère / Putain putain (T.C. Matic cover) / Les filles du bord de mer (Adamo cover) / Bathroom Singer

www.arno.be

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