Muse à l’Accorhotel Arena de Paris le 29 février 2016

Pour ceux qui serait passé à côté ces dernières années, Muse est un groupe britannique emmené par le jeune et charismatique Matthew Bellamy (guitare/chant/piano), avec Chris Wolstenholme à la basse et Dom Howard à la batterie. Il sont devenus en une quinzaine d’année un des très rares groupes à pouvoir remplir le tout nouveau Bercy six soirs de suite. Pour la petite histoire, Matthew Bellamy est le fils du guitariste des Tornados, George Bellamy (Écouter Telstar).

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En tournée mondiale pour la sortie de leur septième album, le groupe s’installait donc à l’Accorhotels Arena, pour des concerts complets depuis des mois.
Je dois avouer que ce n’était pas le grand enthousiasme d’avant concert : je suis avant tout fan des deux premiers albums (et de leurs concerts de l’époque) plutôt que du Muse mégalo ne tournant que dans les plus grands stades avec leur hymne olympien au sommet de la prétention. Et puis, j’avais été déçue par leur concert à l’Olympia en 2012 à l’occasion de la sortie de l’album The 2nd Law.
Malgré tout, je suis leur actualité et j’avais tout de même bien accroché sur le dernier album, Drones : le trio revient aux sources, l’album sonne nettement plus rock que ses prédécesseurs. Il a d’ailleurs été récemment sacré meilleur album rock de l’année aux Grammy Awards. Et à l’annonce de leur passage en France, j’ai sauté sur l’occasion pour prendre des places, pour le 29 février.

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Nous arrivons à la fin de la première partie dans cette nouvelle salle rénovée de Bercy, l’Accorhotel Arena. Pas de grands changements à vue d’œil. Le groupe a décidé pour cette tournée de mettre la scène au centre de la salle : il y a la scène centrale et puis deux allées de part et d’autres avec des plateformes à chaque bout ce qui permet au public d’avoir une grande proximité avec le groupe. Nous sommes dans la fosse et on profite de la fin de la première partie (Phantogram… du peu que l’on ait entendu, on a rien raté) pour se faufiler dans la fosse. On est au final plutôt bien placé près de la scène centrale.
Quelques olas dans le public, une annonce comme quoi le groupe autorise photos et vidéos mais sans flash (chose rare aujourd’hui, même si ça fait débat)… les lumières s’éteignent et le titre instrumental Drones résonne dans la salle, le show commence ! Et c’est là où on se dit qu’on va en prendre plein les yeux.

Au-dessus de nous, des drones en forme de boules transparentes sortent de leur plateforme perchées en haut de la salle et se déplacent, indépendantes les unes des autres, dans une chorégraphie au gré de la musique. Moment un peu mystique, un peu solennel… et vlan le premier riff de Psycho (premier single du dernier album), le groupe arrive sur scène. Et c’est parti pour presque 2h de concert.IMG_6294La setlist fait évidemment la part belle aux titres du dernier album. Ce soir là, nous avons été gâté car la setlist tenait vraiment bien la route (elle changeait plus ou moins chaque soir). Matt parcourt toute la scène de long en large, balance une de ses guitares au sol, se met merveilleusement bien au piano sur le long morceau Globalist.
Les moments forts : Plugin baby et Citizen Erased, Handler avec les mains en 3D qui dirige Matt et Chris tels des pantins, les hologrammes sur les grands rideaux qui forment des écrans géants, les effets visuels sont véritablement bluffant ! C’est beau.
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Pas de rappel à proprement dit, mais une nouvelle fois la musique de Drones. Et puis le groupe revient avec le titre Mercy, avec un impressionnant feu d’artifice de confettis (en forme de bonhommes) et un final sur Knights of Cydonia avec cet intro habituel à l’harmonica, à base de Man with a Harmonica d’Ennio Morricone .

J’ai été au final complètement bluffé ! La proximité de la scène, le son impeccable.. Top ! J’aime la cohérence avec le thème de l’album qui est extrêmement actuel. Je ne regrette pas d’y être allée et j’ai même repris foi en Muse, véritable groupe de scène. Seuls bémols : l’ambiance dans la fosse trop calme à mon goût, aucun morceau du premier album mais ça on s’en doutait et la mise en retrait de Morgan Nicholls au clavier. J’aurais aimé y retourner pour le vivre du haut des gradins et avoir une autre vue du show, tellement tout est dans le détail.

Pour rappel, ils jouent du 12 au 16 mars à Bruxelles et deux dates ont été annoncées en France pour le festival Garorock le 30 juin et aux arènes de Nîmes le 18 juillet. Je ne peux que vous conseiller d’y aller !

Setlist
Drones / Psycho / Dead Inside / Plug In Baby / Supremacy / The 2nd Law: Isolated system / The Handler / Stockholm Syndrome / Supermassive Black Hole / Prelude / Starlight / Citizen Erased / Munich Jam / Madness / Undisclosed Desires / [JFK] / Reapers / Time Is Running Out / Uprising / The Globalist / Drones // Mercy / Knights of Cydonia

Toutes les photos sont en ligne ici : Lofanax.

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