Depeche Mode à Lille le 29 mai 2017

Lundi soir a eu lieu le grand retour de Depeche Mode dans le nord après le rendez vous manqué de 2013. En effet à l’époque, le concert de la tournée « Delta Machine » avait été annulé le jour même en raison d’obscures pretexte de chauffage pas opérationnel. Le dernier passage du groupe remonte donc au 17 janvier 2010 et à l’excellente tournée qui avait suivi l’album « Sounds of the universe » au stade couvert de Liévin. C’est donc dans le stade Pierre Mauroy de Villeneuve d’ascq  rempli de ch’tis impatients que s’est déroulé la grand messe le 29 mai dernier.

Les aléas de la circulation nous ont fait louper le debut du mini gig de The Horrors et c’est bien dommage. Arrivé pendant leur morceau de bravoure « Sea within a sea », j’ai pu seulement profiter des quatre derniers titres (sur huit) de ce groupe dont je suis le parcours mais dont je n avais jamais eu l’occasion de voir sur scène. Ca avait l’air excellent, même si ce genre de première partie a souvent un effet casse gueule pour les groupes : scène trop grande pour eux, sono faiblarde, public inatentif… Et bien là, pas du tout, super présence, super son, look, attitude, tout y était… Il va falloir que je me repenche sérieusement sur le cas The Horrors.

Fin de la première partie, la tension monte, break de quelques dizaines de minutes. Les lumieres s’éteignent et le groupe a le bon gout en guise d’introduction au concert de faire cracher dans les enceintes le morceau « Revolution » des Beatles en rapport avec le ton et la portée protestataire du dernier album du groupe (bon toute proportion gardée hein).

Et ca y est, c’est parti, show millimétré, très bien rodé mais on ne va pas bouder son plaisir. L’intro Se fait sur Going backwards, un des meilleurs morceaux de SPIRIT, sur un fond d’images très arty d’Anton Corbijn où l’on devine l’ombre de chacun des membres du groupe et celle de Dave gahan surplombe la scène. Ce mec est toujours aussi iconique et incroyablement sex, de par son look, sa gestuelle, sa façon de tenir son pied de micro. Le gars sait faire le show et le temps n’a pas spécialement d’emprise sur lui. On retrouve autour de Dave, Martin Gore et Andy Fletcher, les musiciens de tournée habituels, Christian Eigner à la batterie et Peter Gordeno aux claviers et à la basse.

Le groupe a alterné titres du dernier album (cinq au total) et une pelleté de tubes de toutes les époques à peu près pour un total de vingt-deux tracks et plus de deux heures de concert. Emotion particuliere sur « Everything counts » où votre chroniqueur se revoyait à l’époque où il decouvrait le groupe : à l’époque de leur live mythique « 101 ». Martin Gore a eu droit à ses trois titres : A question of lust, Home et Somebody.

Et surprise du chef, une reprise de Heroes en hommage à David bowie évidememnt mais aussi un clin d oeil à l’histoire de Depeche Mode, car lorsque le groupe était à la recherche d’un chanteur à ses débuts, l’audition de Dave Gahan consistait à interpreter le célèbre titre du thin White Duke.

Et un final qui met tout le monde d’accord sur « I Feel you » et un « Personal Jesus » plus blues que jamais. A noter un son particulierement clean, je reste épaté que les sonorisateurs reussissent à faire sonner sonner si bien un stade. Et c’est tant mieux. De plus je trouve la configuration du stade Pierre Mauroy particuliermeent agréable (pour un concert en stade on s’entend), de part la fosse relativement réduite large mais avec peu de profondeur, des inter-étages aérés, je préfère largement ce stade à Bercy par exemple. Bon par contre, c’est vraiment nul de fermer le bar pendant les concerts, mais ça c’est un autre débat.

Le show, même s’il manque un peu de spontaneité à mon gout, reste une valeur sûre dans les grosses machines pop. Et je trouve le dernier album en date plutot une bonne cuvée. Donc si vous voulez vous prendre une bonne grosse dose de tubes Synthé pop avec un show vidéo remarquable et un groupe mythique qui mouille la chemise, n’hesitez pas une seconde à aller voir le Global Spirit Tour. Vous pourrez notamment retrouver le groupe en concert au Stade de France le 1er juillet prochain (Facebook Event).

Texte et photos : Xavier Averlant

SET LIST
GOING BACKWARDS/SO MUCH LOVE/BARREL OF A GUN/A PAIN THAT I M USED TO/CORRUPT/IN YOUR ROOM/WORLD IN MY EYES/COVER ME/A QUESTION OF LUST/HOME/POISON HEART/WHERE S THE REVOLUTION/WRONG/EVERYTHING COUNTS/STRIPPED/ENJOY THE SILENCE/NEVER LET ME DOWN AGAIN/SOMEBODY/WALKING IN MY SHOES/HEROES/I FEEL YOU /PERSONAL JESUS

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s