Mainsquare Festival le vendredi 1er juillet 2016

Pour sa 13e édition, le Mainsquare festival d’Arras, organisé par LiveNation, s’est déroulé dans l’enceinte de la citadelle, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et ce pour la sixième année consécutive. Auparavant le festival avait lieu sur la Grand’Place d’Arras apportant un cachet particulier et unique mais aussi ne permettant qu’une capacité limitée d’accueil des festivaliers. Depuis 2010, le festival se tient à quelques mètres de là permettant de doubler la jauge de spectateurs mais aussi d’ajouter une deuxième scène sur le site, la Green Room.

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Une programmation, finalement très satisfaisante, généraliste et éclectique : c’est un peu la particularité de ce festival contrairement aux Eurockéennes de Belfort, un rendez-vous plus pointu qui se déroule le même week-end. La première fournée de noms à l’affiche annoncée en décembre dernier ne m’avait pas particulièrement emballée mais le tir a été rectifié avec la suite du line up.

Rendez-vous pris donc ce vendredi 1er juillet sous une pluie franchement agaçante. Le temps de récupérer nos accréditations, nous loupons malheureusement une bonne moitié du concert de JAKE BUGG qui se déroule sur la Main Stage. L’anglais d’à peine 20 ans, nous enthousiasme depuis ses débuts avec ses accents Lads, sa gouaille so british et ses chansons sacrement bien troussées. Le résultat sonne rétro, déjà entendu mais avec un charme indéniable. Les pieds bien ancrés, le garçon ne bouge pas d’un poil et alterne les ballades (un peu trop ?) et les morceaux plus enlevés. Le public a l’air réceptif et réagit à la mélodie de TROUBLETOWN, morceau du 1er album qui l’a fait connaitre à une audience plus large. A noter que le son était excellent et que sa voix, l’air de rien est sacrément puissante. Pas franchement d’interactions avec le public, mais c’est pas grave, c’était un super concert, bien balancé. Trois albums au compteur déjà! On a hâte de voir la suite de sa carrière.

Dès la fin du dernier morceau, nous fonçons sur la Green Room, pour aller voir THE LONDON SOULS, totalement inconnu au bataillon pour votre chroniqueur, mais plutôt jubilatoire à voir sur scène. Il s’agit d’un duo basé à New York pratiquant un rock 70’s teinté de blues, de soul, de pop. On sent que les mecs connaissent par cœur leur LED ZEPPELIN, JIMI HENDRIX ou autres CREAM… C’est pas franchement intello mais ça fait du bien! Une proposition simple batterie/guitare, une voix fragile, un rock high energy. Leur look un peu trop « Lenny Kravitz  » à mon goût (coupe afro, tee-shirt psychédélique), ne doit pas vous rebuter. Ce fût une superbe découverte de ce festival. Le groupe a deux albums à son actif, affaire à suivre…. Fin du concert

A ce moment-là, la pluie devient franchement dense et plutôt que d’aller voir  ELLIE GOULDING (que, a priori, sur le papier je n’aime pas du tout), j’en profite pour aller m’hydrater et profiter des nombreux stands proposés aux festivaliers. La grande nouveauté cette année pour la majorité des festivals français est la mise en place des « cashless » pour payer nourriture et boissons. Il s’agit d’un bracelet magnétique qui, une fois rechargé via son smartphone, permet d’éviter les échanges d’argent liquide aux stands de restauration. Force est d’avouer que ça a plutôt tendance à fluidifier le trafic, et concrètement, fini les queues interminables ! Bon point…

Le soleil pointe son nez pour l’arrivée des LOUISE ATTAQUE. Je vous en avais déjà parlé lors de leur concert à l’Aeronef en mars dernier (Live Report) mais leur show 2016 tient la route. Ils arrivent en terrain conquis pour un public de festival. Le groupe commence son show par TON INVITATION et dès ce premier morceau, le public, danse, chante, sautille… de manière quasi ininterrompue pendant toute leur prestation. Il ne se laisse pas aller à la facilité pour autant et jouera ce soir-là pas moins de six titres du dernier album soit un tiers du concert et même des titres un peu plus obscurs comme « ET SI L’ON MARCHAIT JUSQU’A DEMAIN » ou « LA PLUME », un morceau pas « facile » en festival. Vu la réaction du public, on se rend compte de la portée générationnelle du groupe et de l’enthousiasme populaire qu’il provoque. Un succès mérité !

Nous voulons tellement être bien placés pour le concert d’Iggy POP que nous n’allons pas voir Jeanne ADDED sur la Green Room, alors que nous avions adoré son concert à Lille en décembre dernier. 22h20 pétante… ! L’Iguane arrive sans intro particulière comme à son habitude. Torse nu, les lumières ne se sont pas éteintes pour son arrivée furibarde. Malheureusement, le groupe qui l’accompagne n’est pas le line up du début de tournée et de l’album POST POP DEPRESSION (avec JOSH HOMME entre autres), mais il s’agit du groupe avec lequel il tournait l’année dernière.

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Rien à redire, Iggy fait son « Iggy », les titres sont les plus faciles (mais néanmoins excellents) de sa discographie : l’intro sur NO FUN et I WANNA BE YOUR DOG. Beaucoup de titres de THE IDIOT et de LUST FOR LIFE ont été joués : SIXTEEN, LUST FOR LIFE, SOME WEID SIN, THE PASSENGER, NIGHTCLUBBING ,SISTER MIDNIGHT. Et même un titre plutôt rare FIVE FOOT ONE faisait partie du programme. Un concert d’Iggy c’est toujours une démonstration de force, un super moment de rock’n’roll. Mais il me reste une petite frustration quand même de ne pas avoir entendu plus de titres du dernier excellent album, un seul sera joué GARDENIA. Cela me laisse un peu l’impression de voir un artiste qui revisite son glorieux passé sans se soucier de ce qu’il a à proposer aujourd’hui. Et puis c’est un peu le cirque sur scène, il sur-joue son rôle, de manière mécanique. Peut-être l’ai-je trop vu sur scène ? En tout cas je dois avouer que le plaisir s’émousse un peu. Iggy nous quitte sur un SEARCH AND DESTROY cataclysmique…

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Voilà, la messe est dite pour votre chroniqueur. Ma culture électro étant quasi nulle, je suis resté une vingtaine de minutes au show de DISCLOSURE pour voir. Gros show, des lights impressionnants …mais la pluie, la gadoue, le froid ont eu raison de moi et c’est vers minuit et demi que je quitte le site du festival.

Épuisé mais heureux de cette chouette première journée. Une excellente ambiance, des concerts dans des conditions pro, un son excellent pour tous les groupes ce qui est à souligner… Nous n’avons pas assisté au deuxième jour du festival. Mais d’ici quelques jours nous vous livrerons la chronique de la journée du dimanche.

http://mainsquarefestival.fr

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