Prophets of Rage au Zenith de Paris le 10 novembre

Après une énorme impression laissée au Hellfest (et au Download) en juin dernier dans l’Hexagone, les Prophets Of Rage, Supergroupe naît des cendres de Rage Against The Machine, Cypress Hill & Public Enemy reviennent dans la capitale avec un nouveau show, tout neuf, avec un album à défendre, pour ne plus surfer sur les anciens tubes des groupes d’où ils sont originaires.

Et c’est donc au Zénith que le groupe a choisi de s’établir pour un show qui, hélas, n’aura pas fait salle comble.. Une énorme erreur au vu du spectacle proposé. Néanmoins le prix aura clairement joué sur le fait que ce ne soit pas rempli… A 60 euros la place, quand on prône des valeurs populaires comme à su le faire Zach de la Rocha pendant des années, il y a de quoi rager.

Nova Twins

Seul point noir de la soirée, ce duo féminin fortement influencé par le chant de l’ex-leader des Rage Against The Machine, n’aura pas réussi à s’imposer devant la foule encore peu nombreuse, présente pour leur prestation. Le mélange rock/electro/rap aurait pu donner quelque chose de bon et entraînant surtout avec ce dynamisme et ce flow hors paire de Amy Love. Mais le son n’a CLAIREMENT pas aidé à rentrer dans le concert. La basse sur-saturée prend énormément de place dans le mix et la guitare fait preuve de figuration tant on a du mal à la discerner dans ce bouilli sonore.

Prophets of Rage

Après une bière, hors de prix, et un aspirine pour réguler le mal de tête subit après cette première partie, nous retournons en fosse qui devient de plus en plus compacte jusqu’à l’arrivé de DJ Lord qui ouvrira le bal. Armé de ses platines, c’est un déluge de tubes métal, rock, funk, rap, pop qui déboule dans nos oreilles. A l’instar de ce qui se faisait au milieu de set en festival, il semble que la formule à été assez apprécié pour être reconduite, et enrichi afin de rendre hommage à toute cette culture musciale que l’on a en commun. Michael Jackson, Ozzy Osbourne, David Bowie, Nirvana, Metallica, Snoop Dogg, tout y passe. Et même si l’on peut trouver ça long (25 minutes) on ne peut que féliciter le talent au mix et au scratch de DJ Lord qui aura réveillé tout une salle.Prophets of rage

Le groupe débarque, poing levé sur leur titre éponyme, et on retrouve en fosse dès les premières secondes le joyeux bordel que l’on a pu connaître cet été à Clisson, sans la poussière.. Ce qui est nettement plus agréable.
Ne nous mentons pas, si nous sommes là ce soir, c’est surtout pour entendre les hits des Rage Against The Machine qui occuperont une place prépondérante ce soir (9 titres sur 19). Testify se fait entendre et on aura l’occasion de voir un Tom Morello déchaîné comme jamais, avec son signe FUCK TRUMP à l’arrière de sa guitare.
La fosse se mérite. Ça slam, ça saute, ça pogotte, les verres volent, les vestes et les chaussures aussi. La prestation de Chuck D et B Real est plus que correct. Ils se font plaisir, se donnent à fond, tout comme Brad Wilk et Tim Commerford qui se partagent la scène sans jamais vouloir prendre les devants ou s’imposer. Admirable.

Les Prophets ont donc un album à défendre, et nous auront droit à 4 titres de ce derniers. Sans avoir la flamme et le génie de Zack, l’accueil est plutôt bon surtout sur le funky Legalize Me & l’hymne du groupe Unfuck The World où tous les doigts seront pointés haut dans le ciel. On notera tout de même que le jeu de Tom Morello n’est nullement réchauffé et en constante évolution et, autant se le dire, le voir jouer sur scène, c’est quelque chose. Mention spéciale au solo avec ses dents.

En plus de l’album, le groupe à donc des  »valeurs » à défendre, et les courts discours anti-trump font mouche, sans pour autant casser le rythme du spectacle proposé.

Même l’instant hip-hop au milieu du concert passera bien, rappelant que la culture hip-hop aura eu une influence sur nous tant les titres du medley nous feront rappeler nos souvenirs de jeunesse.

La setlist n’aura que très peu changé par rapport aux concerts de l’été même si on retrouve avec le même bonheur les titres qui nous auront marqué il y a vingt ans déjà.  » Killing In The name Of  », la chanson la plus dangereuse du monde selon B Real, concluera cette soirée de la plus belle des manières.

Le concert n’aura certes duré que deux heures (dont vingt-cinq minutes de mix au début de set) mais quelques titres en plus et nous aurions du être relevé à la petite cuillère tant la fosse était intense dans une salle aussi grande. Reste à savoir ce que le futur réserve au groupe si il veut pérenniser, et je pense que la nostalgie des Rage pourrait peut-être se tasser si les Prophets ne se renouvelle pas vite… Si prochaine tournée il y a.

Replay du concert en intégralité

Texte : Benjamin Wozniak
Photos : Manu Wino

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