SPRINGSTEEN ON BROADWAY le 2 juin 2018

Pour fêter mes 40 ans, j’ai craqué le livret A et me suis fais plaisir pour réaliser un caprice qui me tenait à coeur : voir BRUCE SPRINGSTEEN à New York. De toutes façons pendant 1 an et demi, pas d’autres occasions de le voir ailleurs.

Le boss joue au Walker Kerr theatre, salle de 800 places depuis le 3 octobre 2017 jusqu’au 15 decembre 2018, a raison de 5 soirs par semaine.

Éludons la question tout de suite : OUI le prix des places est indécent et on est loin des valeurs que Springsteen relaie depuis le début de sa carrière, le prix moyen est de 550 dollars. Néanmoins, quand j’ai eu l’opportunité de me procurer les fameux tickets (via des loteries organisées par Ticketmaster), j’ai mis mes principes de coté et il ne m’a pas fallu bien longtemps avant de valider mon panier.

Le Walker Kerr theatrere se trouve à deux pas de Times Square, un endroit au monde où il ne fait jamais nuit, tellement les écrans publicitaires illuminent la ville.

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Donc nous voilà arrivés, deux jours avant le show, après avoir repéré les lieux, fait connaissance avec un ami qui bosse a la sécurité. On a tout fait pour croiser l’idole qui chaque soir arrive et repart, acclamé par la foule, plein de gens dans la rue cherchant à se faire dédicacer un disque ou une affiche.

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Quitte à traverser l’Atlantique, je n’allais pas bouder mon plaisir. Et moi aussi j’ai ramené mon exemplaire de Born to Run, et grâce à mon ami, j’ai facilement réussi a croiser Bruce et c’est bête mais c’est sacrement émouvant de l’avoir face à soi.

Tellement ému que je n’ai pas réussi à lui dire grand chose.

Donc nous voilà samedi le soir du concert.

Après avoir franchi les portiques de sécurité, comme dans un aéroport, nous rentrons dans le théâtre, très classe. Nos places sont situés au 1er rang du premier balcon.

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A 20 heures pétantes, le boss fais son entrée sur scène, guitare en bandoulière. Et dès le début, il nous pose les bases du show en nous expliquant avec humour qu’il n’ a jamais eu l’habitude de travailler 5 jours par semaines.

Il débute par une version à rallonge de GROWIN UP, entrecoupées d’interventions sur son enfance dans le New Jersey.

Au fur et à mesure du show, Bruce alternera entre guitares/harmonica et piano.

Comme annoncé, ce show est une déclinaison live de son autobiographie a succès BORN TO RUN, et on peut dire que Bruce va assez loin dans l’introspection dans le spectacle.

Par exemple, quand en préambule au sublime MY FATHER’S HOUSE, Bruce nous racontera toutes ses relations compliquées avec le paternel, tout en concluant de manière très touchante « my father is my hero« .
On est vraiment entre le stand up et le concert, dans la première partie du show les chansons ne sont pas centrales, elles illustrent les propos de Bruce. Il est passé à côté d’une carrière d’acteur, il est très fort : roublard, cabotin, drôle, impossible de ne pas penser à De Niro.
Les versions des chansons sont dépouillées mais jouées simplement.On n’est pas dutout comme dans la tournée Tom Joad où il avait tout réarrangé de manière austère(un peu à la manière de DYLAN, javoue ne pas reconnaitre certainsmorceaux à l‘écoute dess bootlegs 96/97).

Patti Scialfa « the queen of my heart , my Jersey girl » vient accompagner monsieur le temps de 2 titres : TOUGHER THAN THE REST et BRILLIANT DISGUISE.

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Je fais partie de ceux qui ne détestent pas sa voix (avis archi minoritaire chez mes copains fans) et cet épisode romantique dans le spectacle apporte une autre couleur bien sympa .

Bruce est vraiment très fort et réussi a retourner la salle en moins de deux.Ce n’est pas une nouveauté et c’est, entre autres, pour ça qu on l’aime, mais ce mec est un showman d’exception qui réussit a faire vibrer du premier au dernier rang une assemblée qui prend pour elle personnellement toute cette dose d’énergie et de bonheur en pleine face. C’est un peu un poncif ce que je raconte là, on l’a entendu 1000 fois mais c’est tellement vrai.

Mes moments préférés du show:

*THUNDERROAD parce que Thunderroad

*BORN IN USA dans ma version préférée bottleneck /bluegrass comme sur le live in NYC en 2000.

*Evidemment 10th AVNEUE FREEZE OUT où Bruce nous conte la formation du E STREET BAND et particulièrement sa rencontre avec CLARENCE CLEMONS disparu en 2011.

Je crois que toute la salle a frémi quand Bruce finit son speech « See You in the other life Big Man« .

Toutes ses anecdotes, heureusement que javais lu le bouquin pour me raccrocher aux branches, car pas facile de tout comprendre.Le show ne serait transposable uniquement à Londres sil décide de venir en Europe, car quand même bcp de blabla.C’est vraiment très très fort émotionnellement ce show, de par la trame (Bruce qui raconte sa vie), la proximité (le voir dans des conditions pareil, voilà quoi), et les versions des chansons (simples, belles).

Il est beau, athlétique, en pleine forme.
Je n
ai absolument aucune crainte sur le fait dassurer de futures tournées avec le ESB malgré lâge grandissant, il saura nous étonner.On dirait quil a 50ans.Quel privilège de le voir jouer dans ces conditions.

Comme tous les fans de Springsteen, les jours, semaines, mois qui suivent un de ses concerts, on  a tous un sourire idiot qui ne nous quitte pas.

Merci BRUCE !

Texte et photos : Xavier AVERLANT

Setlist

GROWIN UP/MY HOMETOWN/MY FATHER’S HOUSE/THE WISH/THUNDERROAD/THE PROMISED LAND/BORN IN USA/10TH AVENUE FREEZE OUT / TOUGHER THAN THE REST /BRILLIANT DISGUISE /LONG WALK HOME/THE RISING/DANCIN IN THE DARK/LAND OF HOPE AND DREAMS/BORN TO RUN

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