[Hellfest Review] #03 – Samedi 22 Juin 2019 – Clisson, France.

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Like A Storm

Groupe phare de mon adolescence et très surpris de leur présence en France, le réveil en ce matin du 22 juin fût compliqué mais très plaisant de les voir jouer enfin ce que j’écoutais sur mon fidèle lecteur MP3 15 ans plus tôt.

Premier passage dans notre pays donc, et peu de gens pour apprécier le metal alternatif des neo-zélandais mais qui ne se dégonfleront pas et comptent bien profiter de ce moment. Et alors que la règle pour de nombreux groupes disposant de peu de temps de jeu étant de balancer la purée en un minimum de temps, le combo prend son temps et laisse s’installer son ambiance à coup de riffs metal très classiques, mêlées aux sons de didgeridoos, du clavier et de sons électros amenant des sonorités sympathiques et rarement entendus.

On notera la reprise de Crawling de Linkin Park et un bain de foule micro en main du chanteur à la rencontre de son public qui s’est étoffé au fur et à mesure du set et on a là une magnifique entrée en matière pour le reste de la journée.

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Banane Metalik

La Warzone est prête à accueillir un groupe de gore n’roll qui ne cesse de monter : Banane Metallik pour un show sanguinolent.

La scénographie est soignée, à l’image du groupe. Cercueils, squelettes, membres découpés tout y est et le groupe se fera un plaisir de balancer un bon nombre d’éléments de décor dans le pit. Parlons du groupe justement. Maquillés, tatoués, habillés, déchainés à l’extrême, on ne peu que penser à Rob Zombie lors de ce concert qui réveillera l’ensemble de l’assistance, se prêtant au jeu, à balancer du papier toilette jeté depuis la scène et en se défoulant sur chacun de leurs titres.

Le groupe n’a que peu de temps pour convaincre le public et balance ses meilleurs titres. On les rassure la mission est réussi tant la foule semble conquis et réceptif à l’univers de Banane Metallik que je ne peux que recommander.

 Skindred

A l’approche de la scène, à la découverte de ce chat punk géant en guise de backdrop, on se croirait presque à Kingston en Jamaïque pour découvrir ce groupe de Raggae Metal qui est prêt à retourner la Main Stage 2.

Pas de bonjour, pas de merci le groupe commence directement son office pour le rendre aussi excitant que possible. Son impeccable, flow envoutant et ambiance remarquable tout est réuni pour un énorme concert.

Les sourires sont sur les lèvres, le public présent répond à toutes les sollicitations du chanteur. On est là pour prendre une bonne dose de positivité, d’adrénaline et de fun, jusqu’à tous enlever notre t-shirt et à le virevolter au dessus de nos têtes.

 Eagles Of Death Metal

Nous ne sommes pas là pour juger les prises de position du groupe, et plus précisément de Jesse Hughes, leader et chanteur, juste relater leur concert de cette fin d’après midi. Arrivé sur scène entre sifflets et acclamations, les Eagles Of Death Metal ont à cœur de réussir leur performance et de contenter la foule.

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Sans Josh Homme, comme la plupart des tournées du groupe, ceux ci arrivent sur scène habillés du badge en hommage des victimes du Bataclan il y a 4 ans déjà. Bien sûr, beaucoup y pense encore, dont le groupe après n’avoir plus joué en France depuis. Bien que jamais évoqué, le leader prend régulièrement la parole entre 2 morceaux pour dire ô combien il est heureux de jouer, s’adonnant même à un bain de foule.

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Pas exceptionnel, ni inoubliable, mais quand même assez énergique pour s’adonner à quelques pogos et quelques slams en attendant la déferlante kitsch du soir

Les Wampas

Arrivé tranquillement sur une parodie de chant chrétien exotique, le groupe s’attaque au premier morceau le plus normalement du monde. Pourtant dès la fin de celui-ci, Didier Wampas descend s’installer sur une crash barrière pour le début du vrai spectacle.

Petit mot à propos de ces pauvres techniciens : qu’il doit être difficile de suivre les frasques de Didier rien que sur une petite heure : micro explosé, retours empilés dangereusement, cameraman bousculé, au milieu de la fosse avec son micro filaire ou en slam avec sa guitare, debout sur sa chaise portée par le public, c’est le festival du n’importe quoi à chaque seconde… et qu’est ce que ça fait du bien ! On découvre le personnage sans se douter de ce qu’il prépare pour le titre suivant, sans jamais imaginer qu’il arrivera finalement à traverser la fosse entière, atteindre la structure en bois de la table de mixage, grimper jusqu’à la plateforme supérieure de la régie, le tout avec son micro dont le câble traverse toute la foule…

Les titres s’enchaînent rapidement et hormis le chant plus qu’approximatif du leader, évidemment essoufflé à force de courir ou sauter partout, le groupe fait complètement le job en arrière plan, un peu éclipsé par les frasques permanentes de son leader. Qu’importe, le show est réel, authentique, bien plus carré qu’en apparences, et le public se lâche complètement. Et pas seulement sur les titres les plus connus comme  »Oï »,  »Rimini » ou  »Manu Chao » évidemment, chaque riff remue le public de la Warzone comme il se doit. Jusqu’au final apaisé sur  »C’est juste une petite voix » ou dans un dernier slam, Didier profite d’un public à l’unisson le réclamant président. Quelques remerciements bien mérités en personne à chacun des membres de la sécurité, il n’y a aucun doute, Didier Wampas est bien le Roi !

Kiss

C’est alors que dans un déluge d’artifices, le rideau tombe et les musiciens de Kiss (à l’exception du batteur Eric Singer) juchés sur des plates-formes, semblent descendre peu à peu du ciel. Visuellement, le set démarre fort, mais musicalement c’est aussi le cas, car Kiss dégaine son classique « Detroit Rock City » en préambule de plus de deux heures de set.

Comme à chaque fois avec les Américains, le set est millimétré, comme tous les gros shows US et pourtant, on sent que Paul Stanley prend du plaisir dans ses interventions avec le public. Régulièrement, il joue avec lui, le sollicite, si bien que malgré l’heure tardive, les festivaliers font fi de la fatigue et sont complètement intégrés au show, bien aidés par des conditions sonores parfaites.

Du côté de la setlist, le quatuor fait un sans-faute et balaye toute sa discographie pour son concert d’adieu au Hellfest, en faisant toutefois la part belle à Destroyer. Tout y passe parmi les classiques du groupe, de « Lick it Up » à « God of Thunder » (chanté par Gene Simmons perché en haut de la scène), sans oublier « War Machine » ou « I was Made for Loving You » que 60 000 personnes reprennent en chœur . Et le temps de « Psycho Circus », l’énorme écran géant transforme la scène en piste de cirque. On regrette seulement que Monster, dernier album en date n’ait pas été représenté au moins par un extrait.

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Au cours de ce set, Kiss nous gratifie de ses habituels gimmicks : Gene Simmons crache du feu puis du sang, Eric Singer effectue un solo de batterie sur une estrade escamotable et la guitare de Tommy Thayer tire des fusées qui vont faire exploser les soucoupes volantes faisant office de rampes de lumières. Mais le plus impressionnant visuellement, reste l’instant où Paul Stanley survole la foule en tyrolienne avant de jouer « Love Gun » perché parmi les festivaliers.

 

Après un « Black Diamond » des familles, le combo quitte une première fois la scène face à des spectateurs qui viennent d’assister à un très bon show. Et ce n’est pas terminé, puisqu’un piano à queue à paillettes argentées (la démesure toujours !) est installé sur scène. Eric Singer s’y installe et entame « Beth », superbe ballade magnifiée par la voix du batteur, qui séduit tout le monde, du barbu tatoué au curieux venu pour la journée.

Avec une dernière explosion et une pluie de confettis sur « Rock N’ Roll All Night », Kiss s’assure de marquer durablement les esprits pour sa dernière date à Clisson. Les Américains ont délivré un très bon show et malgré une mise en scène millimétrée, n’ont pas oublié d’être proches de leur public et de se donner généreusement à leurs fans. Bonne retraite messieurs !

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La review du photographe
 

10h30 -> 11h00 – Coilguns – Valley : 1er concert de la journée et un accueil par le groupe avec viennoiseries. Bien belle attention surtout qu’une fois les politesses passées on part sur un concert bien bien furieux. Très bon reveil pour celles et ceux qui étaient présent(e)s

11h05 -> 11h35 – Shaârghot – Temple : 3ème passage sur la Temple … je ne me reconnais plus ^^. Bien fan du coté eletroc punk / indus du groupe et l’espèce de mythologie autour des morceaux, ca envoyé sec avant l’apéro ! 

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14h20 -> 15h00 – Mantar – Valley : Après un break repas / apéro (avec l’équipe de Metal Zone, l’émission d’Oxygène radio) un passage par la Valley pour voir ce groupe allemand. Du bon sludge bien lourd, des riffs comme il faut pour relancer la journée ! 


15h05 -> 15h55 – Rival Sons – MS1 : Passage rapide sur la MS1 pour Rival Sons, que j’avais vu sur la Valley en 2016. Toujours agreable en festival avec le soleil mais bon cette bonne vielle Valley nous attend pour Sumac. 

16h00 -> 16h40 – Sumac – Valley : Toujours dans le style sutbile, encore du Sludge, mais cette fois-ci canadien. J’avais bien aimé l’album de 2018 « Love in Shadow » et les voir la en live c’était un vrai bon plaisir.


16h45 -> 17h35 – Mad Sin – Warzone : Bon j’avoue ce concert on l’a fait sous les arbes et en buvant des pichets de bière. Bien agréable avec un peu d’ombre, ce samedi était très très chaud, surtout avec le sol de la Warzone qui renvoit la chaleur.

18h00 -> 18h50 – Eagles Of Death Metal – MS2 : Passage de 30min sur la MS2 pour les EODM, pas revu depuis le passage à Paris de février 2016. Energique, beaucoup de discussion avec le public et un passage de Jesse dans la fosse.


18h35 -> 19h35 – Sham69 – Warzone : Toujours dans la série je vois des légendes du punk, après Descendents la vielle, Sham69. Voir les createurs de « If the Kids Are United » devant moi ca fait assez bizarre. Le public est a fond, ca slam, ca chante et le tout avec une énergie et une bonne humeur. La warzone était cette année LA scène qu’il fallait squatter.

20h45 -> 21h45 – Les Wampas – Warzone : Terrain connu pour moi avec les Wampas, je savais à quoi m’attendre globalement. Reste que Didier a fait le show comme jamais, traverser toute la foule pour aller jusqu’à la régie son et revenir. Content de voir autant de monde pour ce groupe et quelques habitués. Didier Wampas était vraiment le Roi ce soir la !  



21h55 -> 22h55 – ZZ Top – MS2 : Bon vu la foule j’ai fait le concert depuis un super spot, le bar de la MS ^^ 

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Une équipe du tonnerre, plein de gens sympa, à boire à porté de main et bon vu la prestation il fallait bien ça pour que ca passe … Je peux dire j’aurai vu un concert de ZZ Top, de la a dire j’ai aimé c’est autre chose… Pas mauvais en soit mais le coté légende .. je vais rester sur les titres best-off c’est plus simple ! 

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23h00 -> 00h00 – Kiss – MS1 : 1h seulement pour Kiss depuis le même spot, on change pas si tout est bien. J’ai pu voir que la moitié car j’avais prévu Cult of Luna sur la Valley après. L’ambiance sur scène et ou j’étais était très bonne et finalement ca m’aurait pas géné qu’ils inversent ZZ top et Kiss, j’aurai bien tout regardé.


00h00 -> 01h00 – Cult Of Luna – Valley : La encore du gros gros son les scandinaves. Des grosses notes, tout ce qu’on attendait d’eux, c’était parfait.

01h05 -> 02h05 – Le Bal Des Enragés – Warzone : Enfin pour finir les 2ème chouchous (drole de les appeler comme ca quand on voit la brochette sur scène) de la journée. Comme a leur habitude florilège de tubes, la reprise de Sham69 « If the Kids Are United » assez drole après avoir eu l’originale avant et surtout une team sur scène qui se donne a fond pour le public.



Après ca je rentre voir quelques matchs de Crash caddy Contest et au lit pour le dernier jour ! 

 
(encore un énorme big up pour la sécu qui en plus d’être d’une efficacité folle est d’une gentillesse extrème) 

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