Il fait chaud… au Mainsquare… il fait de plus en plus chaud… JOUR 2

La notif nous l’avait bien annoncée… Il fait chaud au Mainsquare. Alors c’est crème solaire sur le corps et bouteille d’eau dans la main que cette deuxième journée à la citadelle m’a rempli le cœur et les oreilles de bonne musique.

Eclair, éclair tatoué sur la peau… Eux… on a du mal à les voir grandir. Jeans et chemises blanches, cheveux mi-longs le coiffé-décoiffé savamment étudié, instruments à la main, on les imagine encore dans la cour du lycée à regarder sous les jupes des filles. Sauf que ! Les BB brunes c’est une pop acidulée simple mais follement efficace. On ne peut que craquer sous leurs accents à la fois punk et sixties aux paroles tellement séduisantes. Les mots, ils les aiment et ça s’entend. Passer une heure avec les BB Brunes, c’est passer une heure avec une playlist de choix. Les titres les plus connus ont été subtilement arrangés pour la scène, la prestation est carrée et nous emporte dans leur univers fait de cœurs brisés et de folles histoires d’amour. Et à entendre le public reprendre les paroles de Dis-moi ( … je suis fou de toi Una ), Coups et blessures ( …j’étais a deux doigts de finir fou de toi), je n’étais vraiment pas la seule sous le charme de ces folies  d’adulescents !

Hier soir sur la green room une entité extraterrestre nous a offert de sa magie. Max Colombie d’Oscar & the wolf n’est pas humain. Il est de ces personnages fort de leur charisme, de leur beauté et de leur être. Il évolue sur la scène comme sur un catwalk, il ne marche pas, il ne danse même pas, il se meut aux rythmes de sa propre voix et de son cœur. En artiste généreux qui s’adonne à la scène c’est au-delà de son corps, c’est son âme qu’il offre aux photographes pour des poses d’une beauté absolue. Adepte du voguing, ses bras, ses jambes et sa tête se meuvent en totale dissociation. On en redemande.

L’attente avant l’entrée de l’artiste m’a semblé interminable, l’intro du titre JOAQUIM (de l’album Entity) était jouée en boucle par les musiciens seuls sur scène. Une attente voulue comme pour nous mettre en condition, un violon orientalisant pour faire naitre notre désir de découvrir l’artiste. C’est avec un micro doré qu’il nous est apparu en tee-shirt blanc XXXL pour nous donner à vivre son electropop intersidérale, on se laisse aller dans la fluidité des rythmes et la langueur de sa voix.

Préado je découvrais la Brit Pop… Ces sons hérités des Beatles, Rolling Stones ou encore des Who. Ma K7 dans mon walkman autoreverse, jamais je n’aurais pensé un jour voir devant moi se produire l’un des membres d’Oasis. Liam Gallagher le chanteur de mes premiers émois musicaux, là devant moi et moi toute petite l’appareil photo à la main… Je n’ose vous confier à quel point je savoure ma chance. Le chanteur s’est accompagné de sa nonchalance et de sa diction approximative. Mais même caché sous une sorte de K-Way noir affreux, le sex-appeal du chanteur est intact. Est-ce l’accent British, est-ce la sonorité de ces morceaux, est-ce l’histoire de l’artiste ? Je n’ai pu me détourner de la scène.  C’est avec un total détachement qu’il s’est produit. Juste fidèle à sa réputation de « mauvais garçon », Liam Gallagher c’est un peu « fuis moi je te suis » avec son public.

Nous étions très nombreux hier soir à Arras. Nos baskets pleines de poussière de terre rougeâtre et cette chaleur toujours pesante. Des jets d’eau étaient installés entre les deux scènes, histoire de faire baisser un peu la température. Mais malgré les efforts des organisateurs, ils ne pouvaient être que vain tant la programmation se faisait de plus en plus chaude. DM pour les initiés ou Depeche Mode pour tous… Les fans se sont entassés jusqu’à l’entrave des corps, impossible de circuler dans la masse formée par nous tous. Après un premier titre que seul les vrais fans pouvait connaitre laissant certains comme moi perplexe… Les premières notes de It’s no good ont retenti provoquant pour ma part un sentiment de soulagement. I’m going to take my time… dit la chanson ! Et c’est exactement ça le groupe de new wave né à la fin des années 70 s’est installé lentement sur scène, il a pris son temps. Les visages maquillés d’un trait de Khôl autour des yeux, les traits marqués par l’âge, une veste noire sans manche aux fines paillettes, la voix parfois lâche, ils nous ont amenés tranquillement au partage. Les titres se sont enchainés entre morceaux connus et moins connus, le set est construit pour ne pas perdre le public. La gestuelle est légère presque gracieuse, comme un cygne qui se laisserait aller au vent. Les morceaux se suivent et il fait de plus en plus chaud sur le dance floor bondé de la citadelle. Nos esprits sont en total synchronisation avec la musique, nous sommes DM ce soir.

Le silence… puis ces quelques notes de clavier retentissent. La foule crie. « Je n’en ai jamais assez » I just can get enough… L’inconscient collectif, les chansons ont une histoire, nos corps et nous aussi… Ces cinq mots repris en cœur par la foule, le public entre en transe… De tous âges, les corps ont communié. Mouvements frénétiques, à bout de souffle, nous n’étions plus nous mais la musique. Catharsis énorme, relâchement et plaisir de l’écoute, la foule bat le rythme de ses mains, les voix se font de plus en plus brulantes pour un dernier cri. Thank you very much… en guise d’au-revoir… Le groupe quitte la scène mais le public le retient. Non ça ne peut pas se terminer ainsi…

Texte et photos : Sophie DESREUMAUX

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s