BRIAN JONESTOWN MASSACRE / DEAD HORSE ONE à Lille le 23 septembre 2018

Ce soir là on attendait 2 groupes à l’Aéronef, mais par dessus tout c’était The Brian Jonestown Massacre qui attirait la foule.

Dead Horse One, groupe français de Valence, comme son nom ne l’indique pas, se compose de trois guitaristes, un bassiste et un batteur. Moins connus que le BJM, mais non moins méritants, ils ont assuré cette première partie de concert avec un shoegaze rock à la fois mélodique et punchy,


Dotés d’humour et d’autodérison, ils savent parler au public entre deux morceaux, plaisantant sur la condition des groupes de première partie, et demandant si nous étions content d’être là, parce qu’eux, oui ! Ils en ont également profité pour annoncer la sortie de leur prochain album en octobre 2019, album qui sera produit, comme le précédent, par Mark Gardener de Ride,

La suite de la soirée était assurée par le très attendu «Brian Jonestown Massacre». Pile poil à l’heure, les sept membres du groupe enchaînent les titres autour de l’emblématique Anton Newcombe qui mène ses musiciens à la baguette !

Il est des artistes qui ne semblent jamais lassés et jamais fatigués. Anton Newcombe fait partie de ceux-là, dans le club des infatigables tels que John Dwyer de The Oh Sees ou plus récemment Ty Segall. Ces artistes multi-instrumentistes s’appliquent à nous servir tous les ans au minimum une galette, et passent leur temps en tournée quand il ne sont pas en studio . 

Si vous êtes collectionneur et amateur de vinyles, pour sûr que la discographie de BJM vous aura rempli au moins un bac complet. Avec seize albums studio, sept EP et de nombreux albums live et compilations, on se rend bien compte de l’étendue de la production quand on se rend au Merch car le comptoir en est entièrement recouvert ! 

Ayant son propre label et ses propres studio à Berlin, aucune limite ne s’impose à sa créativité débordante . 

Dans le même temps, quand il ne compose pas pour BJM, il s’associe à d’autres comme le montre sa récente collaboration très réussie avec le groupe de Perpignan Liminanas

C’est la 6ème fois qu’ils viennent nous rendre visite à Lille (et la 5ème fois à l’Aéronef), pourtant c’est pour moi la 1ère fois que l’occasion se présente . 

Malgré ses nombreuses venues, c’est une grande salle quasi pleine qui attend Les BJM, évidemment tout le monde vient écouter le cru 2018 . 

Difficile d’appréhender ce qui va suivre avec autant d’albums au compteur … je suis loin de connaître le répertoire dans son ensemble Et on ne sait pas trop de quoi sera faite la setlist !

Le ton y est bien rock psychédélique, Le groupe enchaîne les morceaux 2h durant. Même si certains semblent un peu long par moment, on est happé par cette musique lancinante . Il faut bien avouer que les titres des premiers albums sont ceux qui fonctionnent le mieux, Et le public se réveille de sa transe (même parfois d’une petite sieste sur certains morceaux) dès que That girl suicide, Pish, ou Anémone sont entamés . 

Anton Newcombe personnage provocateur qui avait la réputation d’enfant terrible (sabotant les concerts) à une certaine époque, est maintenant bien sage. Peut-être trop sage … il s’applique à un jeu parfait et maîtrisé (s’arrête dès que la musique ne correspond pas à ses attentes) . Une bonne chose pour nos oreilles mais moins pour nos yeux . Les autres membres du groupe sont tout aussi fermés, ils sont la pour jouer et certainement pas pour faire le show ni même sourire. Heureusement il y a une exception : Joel Gion. Le non moins charismatique joueur de tambourin a attiré lui aussi l’attention de la salle par sa dégaine nonchalante et atypique avec son bonnet et ses rouflaquettes !Il reste un des seuls membres de longue date (Les autres musiciens changent selon les tournées),

C’est bien lui qui attire les regards et amuse la galerie !

SETLIST 
We Never Had A Chance
What Happened to Them
Hold That Thought
Forgotten Graves
Who?
Who Dreams of Cats?
That Girl Suicide
Drained
Nevertheless
Pish
Anemone
Animal Wisdom
When Jokers Attack
Sailor
Servo
The Devil May Care
What Can I Say?
Yeah Yeah
A Word

Texte : Fanny SCHLEICHER
Photos : Manue MOUYART

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