Guns N’Roses au Stade de France le 7 juillet 2017

Embarqués en 2017 pour une tournee massive des stades à travers l’Europe et l’Amerique du nord, la seule date française des Guns n’ Roses a eu lieu au Stade de France vendredi 7 juillet. Cette date se place dans le cadre de la tournée « Not in this Lifetime », au cours de laquelle le guitariste Slash et le bassiste Duff McKagan, tous deux membres de la formation originelle du groupe, reviennent sur scène autour du chanteur Axl Rose après 20 ans d’absence. Sont toujours présents Richard Fortus à la guitare, Frank Ferrer à la batterie et Dizzy Reed aux claviers, accompagné de Melissa Reese.

TYLER BRYANT & THE SHAKEDOWN

Ayant déjà officié la première partie d’AC/DC il y a quelques mois, et avec brio, c’est avec les Guns N’ Roses que le groupe démarre la soirée à 18H15 pétante. Et le groupe n’a pas failli à sa réputation et aux nombreux dires de mes amis. Un set énergique, beaucoup de communion, de bon rock, de quoi mettre en jambes ceux arrivés tôt pour avoir les meilleures places. Et bien que le stade ne soit pas réellement rempli pour leur prestation, le groupe se donne à fond aux rythmes des guitares et de la batterie. Les musiciens bougent de partout, électrisant la foule qui est très réceptive. On tape des mains, du pied, et la nuque bouge toute seule. Les titres s’enchaînent et le groupe profitera de ses 30 minutes pour nous convaincre de tout leur talent. La voix est impeccable, les instruments sont tous très bien maniés et le jeu de scène est très convaincant. 
Le show se conclut avec la présence de tous les membres du groupes, regroupés sur l’avancée de la scène, même le batteur qui aura ramené sa grosse caisse pour donner les notes finales. Déjà adoubés par Aerosmith, ZZ Top et maintenant les Guns, on ne peut que leur souhaiter la même carrière après la prestation de ce soir.

BIFFY CLYRO

Vu la semaine précédente au Main Square Festival d’Arras (voir report ici ) sans trop me convaincre, on retrouve tous les ingrédients du précédent concert. Et bien que certaines personnes ne soient visiblement venues QUE pour ce groupe, je me remémore pourquoi je n’avais pas accroché quelques jours avant. Un jeu plat, très peu d’échanges avec le public, un groupe –trop- concentré sur son set. Et cela se ressent sur certaines personnes qui restent de marbre, parlant avec son voisin ou même se rasseyant. Dommage, lorsque l’on sait que, outre-manche, le groupe remplit des stades entiers et même la mythique Wembley Arena.
Le groupe restera néanmoins fidèle à ses valeurs, en proposant quand même une setlist composé de leurs succés, propose un jeu carré et nous quittera avec le titre Mountains sous les applaudissements –timide- du public, qui a déjà la tête à ce qui arrive tout de suite après.

GUNS N’ ROSES

20H07. Le groupe a tenu sa promesse, il sera à l’heure ce soir. Beaucoup n’y ont pas cru et pourtant. Contrairement à leurs dernières tournées rythmés par les retards et les scandales en tout genre. Les Guns sont redevenus pro, et ils joueront à l’heure, pour un show de 3h20. Quelle émotion de voir le line-up –presque- original. Axl, Duff, et surtout Slash ! On ne peut que ressentir de l’admiration à la vue de ces légendes. Le concert démarre tambour battant avec It’s So Easy, Mr. Brownstown, Chinese Democracy, Welcome to the Jungle… Et plus les titres passent, plus on se rend compte de ce que les Guns ont apporté à l’industrie musicale, et surtout, tous nos moments de vie symbolisé par leurs tubes.

Le public est quand à lui très enthousiasme, voir trop, ce qui obligera Axl à nous rappeler à l’ordre, disant qu’on est tous là pour passer un bon moment, inutile donc de créer d’énormes mouvements de foules et d’écraser les gens sur la crash-barrière. Même la sécurité se fera remonter les bretelles… Sympa, et prévenant !

Tout le monde sera mis à l’honneur ce soir, Axl Rose très en voix, en forme, virevoltant partout sur la grande scène du Stade de France, transpirant à grosse gouttes, changeant de tenue plusieurs fois. Duff McKagan qui reprendra New Rose, une reprise de The Damned. Et Slash qui nous éblouira à chaque riff, chaque accord, tout est parfait et facile dans son jeu… Magique. Relayé par tous les écrans géants permettant de profiter de toute sa technique sur sa célèbre Gibson. Il existe des domaines où l’âge joue un rôle négatif sur tel ou tel sujet… Mais pas ici.

Ce dernier sortira sa guitare double manche pour Civil War, et nous interprètera le thème du Godfather, le temps pour Axl de changer, une énième fois de tenue. Il faut dire que la météo est clémente, il fait chaud, très chaud ! Plus de 30 degrés. Et on ne peut qu’encore plus saluer l’excellente prestation du groupe.

Le soleil se couche sur la Seine Saint Denis, un piano sort de dessous la scène, et c’est parti pour November Rain. Un grand moment de la soirée, plein d’émotion, souligné par les flashs des Smartphones sorti de toutes les tribunes du stade.

Comme énormément de groupe, depuis le décès de Chris Cornell, il est temps de rendre hommage à ce monument du Grunge, et c’est Black Hole Sun qui est choisi pour saluer l’artiste, dans un moment de communion rare.

Après quelques titres où l’on a pu se reposer dont l’excellent Knockin’ on heaven’s door, il est temps pour le groupe de lâcher les titres qui nous transportera jusqu’au final. Nightrain réveille la foule.

Pour le rappel nous aurons droit à Sorry, Patience, et lorsque l’on entend les premiers riffs de Whole Lotta Rosie, de nombreux ‘’ Angus, Angus, Angus ‘’ sortiront des travées du Stade de France… En vain. Le célèbre guitariste d’AC/DC ne sera pas de la partie, mais ne boudons pas notre plaisir.

Le concert se terminera sous les confettis et autres feux d’artifices sur l’intemporel Paradise City, où l’on rêvera que le spectacle ne se finisse jamais tant on est ravis d’être en compagnie d’Axl et sa bande.Guns n'Roses

Je profite de ce report pour remercier personnellement les Guns d’avoir tant apporté dans ma vie, nos vies. Et les voir comme cela au top, professionnel, motivé, énergique, effaçant tous les revers que ce groupe à subit au vu des dernières tournées du groupe, Messieurs, s’il vous plaît, faites que ce Not in this lifetime tour ne soit pas le dernier !

Texte : Benjamin Wozniak
Photos et videos : Lofanax

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